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L’Association « Soin de la Terre » effectue des recherches sur les pratiques en agriculture biodynamique

Elle travaille particulièrement sur la qualité des préparations et des composts biodynamiques ainsi que sur leurs effets.
Elle étudie l’évolution des sols, la formation d’humus, le stockage de carbone et la bonne gestion de l’eau dans les sols sous l’action des préparations biodynamiques.

Dans des essais de terrain (essais paysans ou vignerons)

Elle compare le comportement des cultures et leur résistance aux maladies entre des modalités conduites en agriculture biologique et d’autres recevant les préparations biodynamiques.

Elle met en place des essais chez des agriculteurs et des vignerons en lien avec des universités et des instituts de recherche.

Les méthodes de travail

Elles sont basées sur les observations de terrain, des analyses physiques, chimiques et biologiques et aussi avec des méthodes d’analyses qualitatives : cristallisations avec additifs, morphochromatographies et mesures de bioélectronique.

Elle a entrepris un travail de recherche collective

Dans un réseau international (allemand, français, italien…), elle s’intéresse aux problèmes de dégénérescence des végétaux, en particulier la vigne.

Elle mène des expérimentations sur les possibilités de régénérer la vigne en travaillant à partir des cépages européens issus de vinifera.

Elle diffuse de l’information sur les bonnes pratiques biodynamiques et fournit de l’information actualisée sur les bases de travail agronomiques, biologiques et biodynamique.

Sous l’onglet ressources, elle met à jour régulièrement les informations disponibles sur les bonnes pratiques agronomiques, biologiques et  biodynamiques. Elle fournit des éléments de réflexion sur la biologie des plantes, la recherche sur les sols, etc. Elle met à disposition des textes anciens qui permettent de mieux saisir les tenants et les aboutissants de la crise phylloxérique en viticulture.

Quelques mots sur l’agriculture biodynamique :

Fondée en 1924 par Rudolf Steiner, philosophe spiritualiste autrichien, l’agriculture biodynamique qui est la première en date des agricultures dites biologiques (1924) est présente dans tous les pays du monde. Elle permet d’aller vers une agriculture plus durable et d’obtenir une alimentation de qualité.
En France et dans le monde, si la biodynamie a pris de la crédibilité et pas seulement auprès des viticulteurs, mais aussi auprès de maraîchers, d’arboriculteurs et de polyculteurs éleveurs, c’est qu’en suivant correctement les principes de base de cette méthode, ils ont obtenu des résultats étonnamment positifs sur le plan agronomique, dans l’évolution de leurs sols (porosité, accroissement du niveau humique, la limitation de l’érosion de surface par exemple) et dans le comportement des plantes qu’ils cultivent.
Leurs clients reconnaissent la qualité des produits qu’ils fournissent que ce soit en matière de plantes aromatiques, de fibres textiles, de légumes, de produits laitiers ou de vins.
De plus sur le plan social, c’est une agriculture qui rend les paysans autonomes et indépendants des firmes de l’agrochimie, il suffit de voir les exemples en Égypte ou en Inde où plusieurs centaines de milliers d’agriculteurs pratiquent ce mode d’agriculture, pour s’en rendre compte.
Les entreprises productrices de semences biodynamiques et créatrices de nouvelles variétés (Sativa, Peter Kunz, Hartmut Spiess et le réseau Bingenheimer-Saatgut) mettent en marché  des semences obtenues avec les méthodes biodynamiques qui sont très appréciées par les producteurs professionnels de l’ensemble de l’agriculture biologique. Il y a là un signe de qualité intéressant et de plus, une création d’indépendance vis-à-vis des multinationales de la semence.

Quant à la recherche biodynamique elle-même, elle intéresse en France certains instituts techniques (INRA, ITAB, IFV) qui ont créé un groupe de travail avec les biodynamistes pour tenter d’avancer dans l’expérimentation et la compréhension de ce mode d’agriculture. En Allemagne, des chercheurs des universités de Geisenheim, de Bonn et de Kassel s’intéressent de près à cette méthode. En Suisse, les essais du  FIBL qui durent depuis maintenant plus de 35 ans ont été publiés dans la revue « science » et montrent des résultats très positifs pour l’agriculture biodynamique, en particulier pour le fonctionnement du sol. En Suisse aussi, plusieurs stations viticoles cantonales ont adopté cette méthode ou mènent des essais avec celle-ci. Plusieurs établissements d’enseignement agricole du Ministère de l’Agriculture offrent des formations à l’agriculture biodynamique. Une station de recherche de l’INRA et des domaines d’établissements publics d’enseignement agricole mettent à l’épreuve les méthodes biodynamiques et obtiennent des résultats intéressants.

Nous nous situons dans cette démarche de recherche pour mieux comprendre cette méthode autant sur le plan pratique que dans ses arrières plans philosophiques.

Pour en savoir plus:

Présentation générale de l’agriculture biodynamique