Un soutien au projet de Marc Birebent pour replanter des Viniferas francs de pied

A la fin du XIXe siècle, le monde viticole a subi un cataclysme, la « crise phylloxérique ». Cet euphémisme cache en fait une véritable guerre avec une occupation étrangère qui dure depuis cent cinquante ans.

Les conséquences pour la viticulture ont été dramatiques. La totalité du vignoble a dû être reconstituée, un tiers des superficies s’est perdu. La France a abandonné sa suprématie mondiale et de nombreux vignerons ont fui en Algérie et en Amérique du Sud. Les vignobles qualitatifs des montagnes ont été abandonnés. Les villages ont été désertifiés par l’exode vers les plaines, où la production intensive, assistée des engrais azotés, de la chimie et de la mécanisation, ont définitivement révolutionné la viticulture. Elle est passée d’extensive à intensive, devenant polluante, industrielle et chimique.

Tout ceci à cause du dépaysement d’un seul insecte, mais surtout parce qu’au lieu d’affronter ce puceron, ou laisser la Nature s’en accommoder, il a été décidé de modifier l’entièreté des plants de vignes par greffage sur des porte-greffes américains. Cette décision funeste impacte encore aujourd’hui le monde viticole, ainsi que l’avaient pronostiqué les adversaires du greffage systématique : perte de la qualité du vin, diminution de l’espérance de vie des nouvelles vignes, augmentation des traitements chimiques, et perte de la biodiversité.

Texte de la pétition